Ce n’est pas de ton âge !

La plupart des systèmes de classification de contenu multimédia se base avant tout sur des tranches d’âge pour évaluer une œuvre afin de la recommander au public adéquat.

Pour la diffusion d’œuvre (films, courts-métrages et bandes annonces) au cinéma en France, c’est le CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) qui délivre les visas accordant le droit de diffusion avec ou sans restriction d’âge. Cette commission est composée de 4 sous-groupes composés de 5 à 6 personnes, soit 28 titulaires et 55 suppléants, présidée par un conseiller d’Etat nommé par décret par le premier ministre :

–          L’administration, composée de représentants des ministères de l’intérieur, de la justice, de l’éducation nationale, de la famille et de la jeunesse.

–          Les professionnels du cinéma  choisis par le ministère de la culture (après consultation des organisations et associations professionnelles mais aussi de la critique cinématographique).

–          Les experts réunissant des représentants du monde médical ou spécialistes des sciences humaines dans le domaine de la protection de l’enfance et de l’adolescence. Un expert du ministère de la justice ainsi qu’un représentant  du CSA (conseil supérieur de l’audiovisuel), deux représentants désignés (après consultation des associations familiales et de l’Association des maires de France. Et pour finir, un Défenseur des enfants.

–          Les jeunes (de 18 à 24 ans), composés de 3 membres, proposés par les ministres de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la famille et 1 membre choisi sur des listes de candidatures dressées par le Président du CNC.

Il existe aussi une sous-commission pour compléter tout cela.

La composition du CNC est plutôt diversifiée et compte parmi ses membres des professionnels du cinéma, des médecins, ainsi que des jeunes citoyens.

C’est surement l’organisme de gestion de la classification de contenu multimédia la moins connue de tous, alors qu’il s’agit de l’un des rares à restreindre l’accès aux contenus.

En effet, les films interdit aux -12, -16 ou -18 ans par le CNC peuvent soumettre les contrevenants à une amende de 5ème classe (de 1500 à 3000 euros) pour le cinéma laissant un spectateur n’ayant pas l’âge minimum requis assister à la séance.

La commission de classification du CNC peut aussi interdire une œuvre qu’elle jugerait non-adaptée à un public mineur. La classification « interdit au moins de 18 ans » n’est pas la même que la classification « classé X » (pornographie ou atteinte à la dignité humaine), la différence étant dans le mode de distribution, cette classification interdisant toutes salles de cinéma diffusant ce type d’œuvre de toutes subventions publiques.

Il est important de souligner que le CNC gère aussi le FAJV (fonds d’aide au jeu vidéo) qu’il finance avec le ministère du redressement productif. Il s’agit d’un ensemble d’aides visant à accompagner la création de jeu vidéo.

Le CNC s’implique dans les secteurs du cinéma, de la télévision et du jeu vidéo. Cependant, la classification des contenus télévisuels ou le jeu vidéo possèdent leurs propres organismes de classification.

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  • Sophie Gonzalez

    Dossier très intéressant. Beaucoup d’enfants en médiathèque souhaitent emprunter des jeux PEGI 16 ou 18, comment se positionner quand il ne s’agit que d’une recommandation ? Quels sont les pratiques de chacun ? Ah et il y a une petite faute p. 5  » le jeu vidéo n’ai jamais jugé » (j’autorise les modérateurs à effacer cette phrase après correction de la faute ;p ).

    • kazerlelutin

      Merci, la faute est corrigée. J’avais commencé une grande enquête sur les jeux dit violent, j’espère pouvoir la finir (j’ai commencé sur Game4kids.fr mais maintenant, il faut que je l’adapte à jeuxvidéothèque).

    • Mickael Cyblat

      bjr, on respecte la pegi à quelque exception près. si un enfant veut prendre un jeu ne correspondant pas à son âge c’est uniquement avec l’accord d’un parent présent après bien sûr, lui avoir expliqué pourquoi cette classification

      • kazerlelutin

        C’est une bonne façon je pense. Parfois, il suffit d’orienter vers un jeu plus adapter, surtout en ce qui concerne le jeu en ligne, car si les images ou les dialogues ne posent pas de réels problèmes, c’est parfois la communauté en ligne qui est à surveiller.